Refaire son site WordPress : ce qu'on garde, ce qu'on change
Refaire un site WordPress sans perdre ses visiteurs ni sa place sur Google : ce qu'il faut garder, ce qu'il faut changer, et les erreurs à éviter.
Beaucoup de sites d’indépendants tournent sous WordPress. Au début, tout va bien. Puis les extensions s’accumulent, le thème vieillit, les mises à jour font peur, et le site devient lent et fragile.
Le refaire est souvent la bonne décision. À condition de ne pas jeter ce qui fonctionne.
Les signes qu’il est temps
- Le site met plusieurs secondes à s’afficher, surtout sur téléphone.
- Vous n’osez plus faire les mises à jour, de peur que tout casse.
- Une dizaine d’extensions tournent, et personne ne sait vraiment à quoi elles servent.
- Le site s’affiche mal sur mobile.
- Vous ne le modifiez plus, parce que c’est devenu trop compliqué.
Ce qu’on garde
Le nom de domaine. C’est votre adresse, celle que vos clients connaissent et que Google a déjà en mémoire. On ne la change pas.
Les adresses e-mail. Elles dépendent du nom de domaine, pas du site. Mais attention : en changeant d’hébergement, il faut recopier exactement leurs réglages, sinon les messages n’arrivent plus.
Les pages qui vous amènent des visiteurs. Dans Google Search Console, vous voyez quelles pages reçoivent des clics. Celles-là, on les garde, ou on les remplace par une page équivalente.
Les contenus qui marchent. Un texte qui ramène des clients depuis deux ans ne se jette pas : on le reprend, on l’améliore.
Votre fiche Google et vos avis. Ils ne dépendent pas du site, mais le site doit afficher exactement les mêmes informations.
Ce qu’on change
- Le thème et les extensions, remplacés par un site plus léger, construit pour votre métier.
- La structure, pour qu’un visiteur trouve en deux clics ce qu’il cherche.
- Les textes qui ne servent plus votre activité.
- Les images, compressées et adaptées à chaque écran.
- Parfois l’outil lui-même. WordPress n’est pas une obligation : un site plus simple, avec une interface pour modifier vos contenus courants, est souvent plus rapide et plus solide.
La méthode, en cinq étapes
- L’inventaire : la liste de toutes les pages du site actuel, et de celles qui comptent sur Google.
- Le plan de redirection : pour chaque ancienne adresse, la nouvelle page qui lui correspond.
- La reconstruction, pendant que l’ancien site reste en ligne.
- La bascule : le nouveau site remplace l’ancien, les redirections s’activent, les e-mails ne bougent pas.
- Les vérifications : pages introuvables, plan du site envoyé à Google, positions surveillées les semaines suivantes.
Les erreurs qui coûtent cher
- Changer toutes les adresses sans redirection. Google ne retrouve plus vos pages, et vos positions repartent de zéro.
- Supprimer des pages qui ramenaient du monde, parce qu’elles ne plaisaient plus.
- Oublier les réglages des e-mails au moment de changer d’hébergement.
- Laisser le nouveau site invisible pour Google. WordPress, par exemple, a une case « Demander aux moteurs de recherche de ne pas indexer ce site » qu’on coche pendant les travaux et qu’on oublie de décocher.
- Changer de nom de domaine en même temps. Deux grands changements d’un coup, c’est deux fois plus de risques.
Si votre site WordPress vous freine, on peut regarder ensemble ce qui mérite d’être gardé. C’est le travail qu’on fait à chaque refonte.